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LEXIQUE TECHNIQUE DES ARTS


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Tableau huile_de_noix

Huile de noix Moulin de la Tour

Huile de noix



L'huile de noix est une des première huile à avoir été utilisée dans la peinture décorative, le plus souvent en coupage avec l'huile de lin.
A cette époque, avant d'être pressés les cerneaux étaient torréfiés, ce qui donnait des huiles bien différentes de celles obtenues de nos jours.
Elles étaient plus visqueuses et plus siccatives.

Le principal défaut qu'on prête à l'huile de noix, de nos jours, est d'avoir une siccativité médiocre.

Il a été démontré que si l'huile de noix démarre plus lentement son processus de siccativité que l'huile de lin, il serait malgré tout plus complet et conduirait de ce fait à un film plus résistant et plus brillant que celui de l'huile de lin.


Les Maîtres anciens, eux, utilisaient une huile de noix cuite. La cuisson sans brutalité (120°) qu'ils pratiquaient, faisait qu'ils obtenaient alors un produit de forte viscosité et de grande siccativité qui conférait à leur peinture un moelleux agréable.

Voir recettes proposées par Jean-Charles FUMOUX ancien élève de Robert Mermet restaurateur de tableau, professeur de peinture.(http://www.meublepeint.com recettes pour une meilleure peinture.htm)

Méthode de cuisson de l'huile

On utilisera une casserole émaillée ou mieux une friteuse électrique à température réglable. Attention : celle-ci deviendra alors inutilisable pour la cuisine !

2 solutions existent :

A/ Sur une plaque électrique cuire l'huile pendant 3 heures à une température de 120°.

B/ On peut également cuire l'huile en barbotage dans l'eau (1/3 d?eau, 2/3 d?huile). On augmentera simplement le temps de cuisson d'une heure, soit 4 heures. Ensuite on séparera l'huile de l'eau.

Nota : Ceux qui voudraient siccativer davantage leur huile peuvent adjoindre à celle-ci avant cuisson :
-Soit 10 grammes de litharge
-Soit du cristal finement broyé (20 ou 30 grammes)
On transvasera le liquide obtenu dans une bouteille de verre blanc qu'on placera au soleil. L'huile se clarifiera et gagnera encore en siccativité.

Fabrication du vernis gras définitif résineux

Nous partons, bien évidemment, de l'huile de noix cuite que nous avons précédemment fabriquée.
Sur la plaque électrique, nous amenons celle-ci à une température de 70° environ.
Sans attendre, mais loin du feu, nous ajoutons le baume de térébenthine de Venise, jusqu'à saturation.
On obtient un vernis épais, dont la consistance varie, suivant la température, du gel épais au liquide visqueux.

Fabrication du vernis à peindre ou médium

Après avoir porté de l'eau à une température de 50°, on fait tiédir au bain-marie, loin du feu, de l'essence d'aspic.
On fait de même avec le vernis gras définitif résineux.
Quand ces deux produits ont tiédi, on les mélange dans la proportion de :
- 1 volume de vernis gras pour
- 5 volumes d'essence d'aspic.

Nota : dans les mêmes proportions, on peut remplacer l'essence d'aspic par de l'essence de térébenthine commune. On obtiendra alors des vernis plus tirants. Les formules à l'essence d'aspic sont les plus moelleuses.

Quand on utilisera ce vernis pour peindre, et pour respecter scrupuleusement la loi du gras sur maigre, on lui ajoutera de temps en temps quelques gouttes d'huile de noix cuite.

Fabrication du vernis à retoucher

Rappelons que ce dernier vernis peut également servir de vernis d'attente.

Après avoir porté de l'eau à la température de 50°, on fait tiédir au bain-marie, loin du feu, de l'essence de pétrole.
On fait de même avec le vernis gras définitif résineux.
Quand ces deux produits ont tiédit, on les mélange dans la proportion de :
- 1 volume de vernis gras pour
- 10 volumes d'essence de pétrole.




Particularité :



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